La Luge

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Depuis quelques jours, on est en vacances chez la sœur de Papa qui habite à la montagne avec son mari qui fabrique du fromage avec des moutons, enfin, avec le lait des moutons hein, pas avec les moutons tout court parce que le fromage à la viande, ça existe pas.

La sœur de Papa elle, elle donne des cours de parapente parce que Marina, comme on l’appelle parce qu’elle aime pas trop qu’on l’appelle Tatie Marina parce que ça l’énerve, c’est une super championne en Parapente et en ski en surf des neiges aussi et en surf tout court et en fondue au fromage, mais pour la fondue, elle donne pas de cours.

Elle a promis de nous emmener une fois, mais pour l’instant, il y a que Papa qui est d’accord et Maman pas vraiment trop et pour le parapente, c’est pas comme pour les films le soir ou le menu des repas chinois, c’est Maman qui décide, mais Tina et moi on  aimerait beaucoup en faire du parapente, ça a l’air trop marrant.

Nous, on adore aller à la montagne ou dans la nature parce que la ville c’est super bien pour voir les copains, mais on respire pas aussi bien qu’à la montagne où il n’y a pas de voitures  et de gaz d’échappement et d’arbres pour se balader avec les deux chiens de Marina  qui sont des gros chiens de montagne presque aussi grands que nous.

Et puis surtout, à la montagne, ben il y a des montagnes et sur les montagnes il y a des pentes et de la neige, et sur la neige dans une pente, on peut faire de la luge et ça tombe bien parce que la luge, il y en a une chez Marina et la luge, on a le droit d’en faire parce que c’est moins dangereux que le parapente parce que ça vole beaucoup moins haut.

Ce matin, on est parti accompagner Marina à son travail avec Papa et à côté de là où elle décolle avec son parapente, il y a une super grosse et longue pente qui descend vers sa maison beaucoup plus bas et on a demandé à Papa si on pouvait descendre la pente et il a dit oui parce qu’il l’a connait. Il l’a descendue il y a deux ans avec nous quand on était trop petits pour le faire tout seul même qu’il soufflait très fort à chaque fois qu’il fallait remonter la pente pour aller chercher Tina ou moi parce chaque fois qu’il y en a un de nous deux qui descendait avec Papa, l’autre attendait son tour en haut parce qu’on pouvait pas descendre à trois sur la luge. On a quand même essayé à la fin, au bout de deux heures et demie de luge, mais on est tombé et on a roulé jusqu’en bas.

On était habillé avec un gros bonnet chacun, une grosse écharpe et nos gros blousons et même des bottes de montagne, même que moi, j’en avait avec des poils longs qui étaient au mari de Marina quand il est petit et c’est comme si j’avais des pattes de yéti. Mais c’est mieux de s’habiller comme ça parce que comme ça on a pas froid du tout.

 

Là on était en haut de la pente qui était quand même super raide, mais c’est important parce que sinon on va pas vite.  On s’est jeté dans la pente une première fois pour voir comment était la neige comme il dit Papa ou comme elle dit Marina. Si ça ressemble à du sucre en poudre, mais sans le goût sucré, c’est pas mal, si ça ressemble à du sucre en morceaux, tout dur, comme celui qu’on met dans le café, c’est qu’on peut se faire mal et là il faut descendre, mais pas trop vite.

Alors la première fois, on est descendu et a vu que la neige, elle était plutôt comme du sucre en poudre, elle était même un peu comme du sucre glace sauf que là c’était vraiment froid comme de la glace. Alors, on a été super vite et en prenant des virages, ça faisait plein de fumée partout comme quand on tape sur le pot de sucre glace et qu’il y a plein de fumée de sucre qui vole dans l’air.

Maman elle, elle était en bas et elle nous prenait en photo avec son bel appareil à chaque virage et elle nous encourageait quand il fallait remonter jusqu’en haut où Papa nous attendait parce que c’était bien plus dur que de remonter assis sur la luge que Papa il tirait. C’est peut-être pour ça qu’il soufflait fort en fait Papa, on se rendait pas compte.

Ce qui est génial en tout cas, quand on descend en luge, c’est que même si on en fait dans du sucre glace, ça tape sur les fesses super fort et ça fouette aussi le visage et après on a de la neige partout partout et on a l’impression d’aller super vite et on entends plus rien du tout et à la fin si on a du mal à freiner on se casse la figure super fort et on a envie que d’une chose c’est de recommencer encore une fois parce qu’on rigole bien.

À un moment, on a dit à Papa que c’était la dernière descente et il a dit ok et qu’il allait nous suivre en descendant la pente à pieds. Et au moment de s’élancer, Tina elle m’a donné une super idée. Elle m’a dit que  ce serait marrant d’essayer de passer entre les sapins qui sont en face de la grange où il y a les moutons du mari de Marina et je lui ais dit que c’était une super idée, mais qu’il fallait baisser la tête avec les branches des sapins parce que sinon on pourrait se faire mal et Tina elle a dit que j’avais raison et au lieu d’aller tout droit, on a pris un gros virage pour descendre entre les sapins. Et ça a été super génial.

  • T&T – La Luge

Quand on descend entre les sapins, ça fait pfiouuu, pfiouu, pfiouuu super fort, comme si on allait encore plus vite que d’habitude et on avait l’impression que le vent il soufflait encore plus fort. On a pris un virage à droite puis deux à gauche puis un autre à droite et encore un à gauche en rasant les sapins et puis après on a plus compté et on rigolait tellement qu’on a pas entendu Papa qui criait derrière en nous disant de sortir des sapins parce que c’était dangereux.

À la fin on est sorti d’un coup des sapins et on a été surpris parce qu’on s’est trouvé juste devant la grande des moutons du mari de Marina. On avait trop bien calculé notre chemin. Bon par contre, on arrivait un peu vite et on a pas vu le voisin de Marina qui arrivait avec Velcro, son bébé gros chien des montagnes. Il l’a appelé Velcro parce qu’il se roule tout le temps dans la paille et ramène plein de saletés dans la maison, comme les velcros sur les chaussures à scratchs qu’on a à la maison.

Le voisin, il marchait tranquillement avec Velcro sur le chemin en bas de la pente où on descendait et il devait pas s’attendre à nous voir arriver aussi vite parce que quand on a hurlé « Attention ! », il a juste le temps de courir en avant  en attrapant Velcro et nous on est passés juste derrière et on est tombé dans la neige en roulant et en rigolant parce que heureusement on avait freiné avec nos pieds un peu avant.  Alors, on s’est relevés et on a été demandé pardon au voisin en caressant Velcro qui avait du aller se rouler dans une bouse de vache parce qu’il sentait mauvais. C’est à ce moment-là qu’on entendu hurler.

 

C’est Papa qui descendait la pente tellement vite qu’il arrivait plus à s’arrêter.  C’était trop rigolo, il marchait avec les jambes, en avant qui faisaient des grands pas et le haut de son corps en arrière avec les bras qui faisaient comme des moulinets dans l’air. Il ressemblait à mon papapalapin, mon doudou, quand il est dans la machine à laver en train de sécher.

 

Quand il est arrivé là où on était avec le voisin et Velcro, on s’est rendu compte qu’il allait vraiment vite parce qu’il est passé devant nous en faisant comme un bruit de vent: Zoouuufffff ! et il a filé tout droit vers la grange des moutons alors que le mari de marina était en train de les rentrer après les avoir aéré un peu et rangé leur maison.

Là, Papa, il a pas eu du mal à s’arrêter parce qu’il s’est cogné dans un des moutons du mari de Marina et ça a  fait « Ploc » comme si le mouton il était tout creux et après, le mouton a fait « mêêêêêêêêê », c’était super drôle. Papa, il a rebondi en arrière et s’est cogné à un autre mouton qui arrivait derrière et quand il s’est relevé, il y avait juste sa tête qui dépassait au-dessus des moutons qui faisaient « mêêêêêêêê », Arthur qui aboyait, Arthur, c’est le chien de Marina, Velcro qui répondait à Arthur et Maman qui essayait de prendre des photos de Papa mais qui avait du mal parce qu’elle arrivait pas à s’arrêter de rire avec la tête de plein de poils de mouton, de crotte de mouton et de paille.
Papa, ça l’a pas fait trop rigoler. Il nous a dit qu’il fallait pas faire de la luge entre les sapins et que c’était super dangereux et que la luge, c’était fini pour aujourd’hui et il s’est appuyé sur un mouton pour se relever, mais le mouton a eu peur et il a couru en avant et Papa est retombé sur les fesses et tout le monde a rigolé sauf Papa qui a boudé jusqu’au soir. Heureusement que Maman lui a fait un bisou avant la fondue et s’est excusée d’avoir rigolé. Elle lui a dit que même s’il sentait pas mal le mouton c’était le meilleur Papa du monde pour avoir fait tout ça et nous avoir couru après. C’est qu’il devait vraiment s’inquiéter pour nous.

N’empêche que aujourd’hui, il y a deux photos de Papa et ses moutons. Une chez Marina et une dans le salon chez nous et tout le monde demande à chaque fois l’histoire de Papa et ses moutons et tout le monde rigole bien. On a de la chance, il est vraiment trop drôle Papa.