Le bus

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Aujourd’hui, on devait aller à un cours de Tennis avec Tina, mais qui était beaucoup plus loin que celui où on va d’habitude parce que ce sont des cours avec un monsieur super fort en tennis et qui fait des tournois à la télévision et que Papa connait un peu parce qu’il a fait des pubs avec lui et qu’il a accepté de faire un entrainement avec nous pour voir si un jour, il pourrait entrainer Tina qui, c’est vrai, est beaucoup, beaucoup plus forte que moi au tennis. Même qu’elle fait peur a tout le monde et qu’il y a que les grands qui veulent l’affronter.

Mais quand on a ouvert les rideaux, on a vu qu’il neigeait dehors et on voulait trop pas que l’entrainement de tennis il soit annulé. Heureusement, Papa, il nous a dit que les les cours étaient à l’intérieur dans une salle spéciale parce qu’il fallait être fou pour jouer sous la neige, mais si ça aurait été amusant que la neige elle soit jaune parce que comme ça, ça aurait fait comme s’il y avait plein plein de balles de tennis et le tennisman il serait devenu fou à pas savoir dans quelle balle taper. La balle en neige ou la balle en vrai.

Comme, Gizmo, le chien de Hervé, un ami de Papa qui avait les yeux tout ronds et a essayé d’attraper toutes les balles qu’on a renversées une fois quand il est venu nous voir à un entrainement de tennis. Il devait y en avoir une trentaine et Gizmo, il a couru sur la terre battue, la terre battue c’est de la terre orange qu’on met sur les terrais de tennis, et il a essayé d’attraper toutes les balles et il a glissé sur la terre battue, parce que la terre battue, ça glisse et après il voulait pas rendre les balles qui étaient pleines de bave et de traces de dents.

Par contre Papa, il nous a dit que normalement, il devait nous emmener et nous déposer là bas, mais que là, avec la neige, il pourrait pas sortir la voiture et que du coup, on allait devoir prendre le bus.

Papa, il a même pas eu le temps de dire que c’était pas très compliqué, qu’on a éclaté de joie. C’est trop bien de prendre le bus on a dit ! Et en plus tout seuls, c’était la première fois ! Oui parce que le bus, on l’a déjà pris plusieurs fois. Une fois avec Maman, une fois avec Mamie Margareth et une fois avec Jenny pour aller au zoo. Alors, on connait bien, mais on l’a jamais pris tout seuls encore et on avait trop hâte.

Papa, il nous a dit de préparer nos affaires, de mettre de gros manteaux et nos écharpes et de prendre nos raquettes de tennis, on en a deux chacun et de bien prendre de quoi se sécher pour pas attraper froid avant l’entrainement ou même après.

Puis il nous a fait un plan pour le bus parce qu’il fallait pas en prendre un, mais deux. Il nous a dit qu’on devait faire 12 arrêts sur notre ligne la 52, puis après prendre le numéro 64 et faire 2 arrêts et on serait au stade de tennis et qu’il allait appeler son ami et qu’il nous attendrait devant d’ici 35 minutes.

Après nous avoir accompagnés jusqu’à notre Bus, Papa, il nous a demandé comment on faisait pour le retour. On lui a dit exactement pareil, mais à l’envers. Il nous a dit c’est-à-dire. Et on lui a dit : Le bus 64 pendant 2 arrêts et de bien regarder tous les arrêts et pas seulement les fois où le bus il s’arrête parce que sinon, on peut passer des arrêts et on se trompe. Puis ensuite le 52 pendant 12 arrêts et on était de retour à la maison.

Papa nous a dit super, il nous embrassé très fort et nous a dit pas bêtises dans le bus et on a dit, pas de problème, qu’on faisait jamais de bêtises tous les deux et il a dit mouais en rigolant puis à ce soir et on a répondu à ce soir Papa, on t’aime et le bus a démarré et on a vite couru vers les places du fond pour faire au revoir à Papa à travers la vitre arrière qui nous faisait des grands signes.

C’est fou comme le bus, il parait beaucoup plus grand quand on est tous seuls. Quand il y a un grand avec nous, on discute avec lui, mais là, avec la neige, il y avait pas tellement de monde et en plus il était tôt et en plus, c’était les vacances et en vacances, les gens, ils dorment toujours plus tard le matin. Mais nous, on aime pas dormir tard même si Papa et Maman, ls aimeraient bien qu’on dorme un peu plus tard le matin.

Dans le bus, c’est super chouette parce qu’on peut s’asseoir tranquillement, aller voir le conducteur, discuter avec lui ou s’accrocher aux poignées qui sont un peu hautes pour imiter un pull en laine qui sèche, ou un singe qui sèche, ou autre truc qui sèche, mais si on monte sur les sièges, on y arrive à attraper les poignées.

Là Papa, il avait demandé au conducteur du bus de nous prévenir quand on serait à l’arrêt où on devait changer de bus alors on avait tout le temps de faire autre chose que compter les arrêts même si on regardait quand même hein. On sait jamais si le conducteur oubliait de nous prévenir. J’ai demandé à Tina ce qu’on pouvait faire en attendant et elle m’a dit qu’on avait qu’à s’échauffer pour le tennis et elle a sorti une balle.

 

 

Moi j’ai commencé à sortir ma raquette, mais Tina elle m’a dit qu’on allait pas jouer au tennis dans le bus parce qu’il y avait même pas de terre battue ou de lignes par terre, mais que par contre on pouvait s’envoyer la balle. Et Tina, elle s’est mise dans un endroit où il y avait quatre sièges et moi aussi dans un endroit où il y avait quatre sièges et on s’est lancé la balle plusieurs fois comme ça. Et même si le bus il avançait vite quand même, la balle elle tombait pas en arrière comme quand on jette notre noyau de fruit par la fenêtre pendant les vacances. Là, la balle elle allait tout droit. Faudra que je demande pourquoi à Papa.

Là le jeu c’était de faire que la balle elle touche pas les vitres du bus alors c’était un peu comme un mélange de football en gardien de but, mais aussi de tennis et de hand-ball même si, quand on y réfléchis, un tennisman c’est un peu comme un gardien de but et un joueur de foot à la fois, mais avec une raquette alors c’est pas du tout comme le hand-ball. Il doit pas laisser passer la balle et marquer un but à son adversaire.

Heureusement que dans le bus, Tina elle avait pas sa raquette parce que sinon elle aurait gagné à chaque fois. Mais là j’ai quand même réussi à toucher la vitre plusieurs fois, mais on tirait pas trop fort parce que sinon, on allait se faire gronder par le conducteur du bus. Même si on l’a vu nous regarder plusieurs fois dans son gros rétroviseur.

Puis à un moment, la balle a roulé dans le couloir et a couru pour la rattraper parce qu’elle filait vers l’avant du bus. C’est à ce moment-là qu’on a pas tout compris parce que le bus a freiné très, très fort et comme le sol était glissant, on a glissé en avant presque aussi vite que la balle.

C’était comme quand on glisse sur le verglas à l’école, mais sauf que là c’était sur de l’eau et dans le bus. Heureusement, Tina, au dernier moment, elle s’est rattrapée à une barre et elle m’a attrapé par le blouson parce que j’étais en train de tomber en avant et j’aurais pu m’écraser sur le pare-brise. Heureusement, là je suis juste tombé un peu sur les mains et je me suis rien cassé.

Le conducteur, il s’est excusé, il nous a dit qu’il y avait une dame avec son petit chien qui avaient traversé sans regarder et qu’il avait failli les écraser et il nous a demandé si on s’était pas fait mal.

On lui a dit non, mais que c’était pas passé loin et il nous a dit que c’était pour ça que les bus étaient pas des terrains de tennis et qu’il fallait se tenir jusqu’au dernier moment. Que là, il nous avait rien dit, mais que normalement, on avait pas trop le droit de jouer à la balle et de courir dans le bus. Il nous a dit aussi que c’était notre arrêt et que le bus qu’on devait prendre était là juste à droite et ils nous a souhaité bonne journée.

On lui a dit bonne journée aussi et on a été voir à l’autre arrêt et le bus est arrivé presque tout de suite. C’était un bus super long avec une sorte d’accordéon au milieu, mais qui faisait pas de musique. Ce serait bien d’ailleurs que les accordéons des bus ils fassent de la musique parce qu’on pourrait en avoir dans la rue comme ça au lieu du bruit du moteur.

On est monté dans le bus et on a un peu discuté avec le conducteur et on lui a dit qu’on descendait dans 3 arrêts et que c’était la première fois qu’on prenait le bus tous seul et ils nous a dit bravo ! Que nos parents devaient penser qu’on était très débrouillards pour qu’ils nous laissent prendre le bus tout seul et on lui dit bien sur !

Ça passe super vite trois arrêts et on est arrivés devant le centre d’entrainement qui était super grand avec un monsieur qui attendait devant avec un gros blouson et un bonnet. On est sortis super vite du bus en faisant au revoir au conducteur qui était mort de rire parce qu’on lui avait raconté notre blague avec le pingouin et la girafe et qu’il l’avait jamais entendue et on a filé vers le monsieur.

Nous on l’a tout de suite reconnu, mais lui il nous a dit qu’on devait forcément être Tinon et Tina avec autant d’énergie et il nous a fait une bise à chacun en nous demandant si le trajet c’était bien passé et on lui a dit que oui et il a envoyé un SMS à Papa pour lui dire qu’on était bien arrivé et on a été jouer au Tennis et c’était trop bien.

Il est super fort le monsieur et même Tina elle presque eu du mal à jouer avec lui. Mais lui il était super content et il a dit qu’il allait surement entrainer Tina parce qu’il avait rarement vu une petite fille aussi forte qu’elle, mais qu’il fallait qu’elle apprenne à ne pas compter que sur ses boulets de canon.

Puis il nous a remis dans le bus et vous savez quoi ?? On est retombé sur les mêmes conducteurs qu’à l’aller. Le monsieur du 64, il nous a dit qu’il avait raconté la blague du pingouin et de la girafe à tous ses amis et à ses enfants et qu’ils avaient tous beaucoup rigolé. Et le monsieur du 52, il nous a rendu la balle qu’on avait oubliée et qui avait atterri sur ses genoux tout à l’heure.

Il nous a déposés devant la maison et on est revenu juste pour le déjeuner. Même que Maman, elle avait pensé à nous. Elle avait fait des spaghettis avec des boulettes de viande au curry. On aurait dit des grands lacets de chaussures avec des toutes petites balles de tennis, c’était trop bon !